Le syndicalisme ?
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Re: Le syndicalisme ?
Bon…j’ai eu pas mal de chose à faire ces derniers temps et je vois que j’ai laissé filer un sujet important.
Avant tout je tiens à rétablir la vérité sur pas mal de point :
Boris a dit :
Mon cher Boris…je vois que tu continues dans la désinformation (pour être précis dans l’information partielle et partiale) afin de nous cataloguer dans les têtes des gens.
VRAI : AS Deschamps et O Legris, qui ont dans leur temps fait parti de la fédé ont été sur les listes d’Albertini (ils font partis du Modem). C’est leur droit. Ils ne sont plus dans l’association, ils font ce qu’ils veulent. Certaines personnes ont fait parti de l’Unef il y a un temps et son aujourd’hui à droite voire plus loin sans qu’il n’y ait de rapport entre vous. Admettez que cela puisse être possible pour nous aussi, que ce soit à gauche à droite ou au centre.
Tu oublies aussi certaines choses il me semble…par exemple que PE Magnan, ancien président de la fédé est actuellement encarté au parti socialiste. L’engagement étudiant a été de tout temps un tremplin vers d’autres sphères et c’est normal. Mais ne fait pas croire aux gens que tous nos anciens membres qui s’engagent ensuite en politique (ce qui est d’ailleurs une toute petite minorité) vont au modem parce que c’est faux. Donc un peu d’honnêteté s’il te plait.
Soyons très clair, et que cela soit dit une fois pour toute. La FEDER n’est pas apolitique. Nous faisons de la politique tous les jours au sein des conseils. Par contre la FEDER est apartisane, car elle n’adhère à aucune idéologie politique particulière, et n’a de lien particulier avec aucun parti. Nous réunissons en notre sein des étudiants de tous horizons et c’est ce qui fait notre force car cela nous permet de nous concentrer sur l’intérêt général étudiant et de ne pas rentrer dans des batailles idéologiques. Cela nous permet également de rencontrer l’ensemble des acteurs politiques de la vie étudiante de manière neutre sans apriori idéologique et donc de manière à mon avis plus objective…gauche ou droite on s’en fou, l’important c’est les étudiants !
Désolé si je fais une redite de certains post à ce propos mais c’est vraiment important.
Faux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Nous sommes présents sur le campus de Mont Saint Aignan. Je t’accorde volontiers que ce n’est pas suffisant et que suite à la déchéance d’Olympie qui était une de nos principales associations nous avons besoin de nous reconstruire plus solidement. Mais il n’en reste pas moins que le BDE Staps qui est adhérente à la fédé est très dynamique sur le campus de MSA ! (je vous invite d’ailleurs tous à la soirée du jeudi 19 à l’exo 7 et à la soirée du vendredi 20 à la Luna ayant pour thème « une c’est bien deux c’est mieux ! » organisées par le BDE Staps et la fédé) ; Nous sommes également très présent sur les cités de MSA avec l’association AE2R qui fait un très bon boulot ! Donc ne dit pas n’importe quoi ! Et concernant nos actions sur MSA en voici quelques unes : conférence développement durable, opération « nettoie ton campus ! », promotion du commerce équitable, vente de gâteaux avec le secours populaire (et oui c’était il y a deux semaines dans les bâtiments de géo), permanence d’accueil des étudiants étrangers qui commence cette semaine à la MDU et en cité…mais tu as raison on n’est jamais là et on en a rien foutre de Mont Saint Aignan. Je sais que je dois paraître un peu agressif et je m’en excuse, mais je vous assure que quand on se démène pour essayer de faire des actions qui vont dans le bon sens pour tout le monde, c’est très énervant de lire de tels propos.
JBeuh a dit :
Nos valeurs sont claires et sont sur notre site internet :
http://www.feder-rouen.fr/documents/Charte_fondatrice.pdf
Cela doit être signé par tout président d’association adhérant à la FEDER. Aucune ambiguïté donc vis-à-vis de cela.
Ensuite, je suis très curieux de savoir d’où tu sors tes citations…si ça ce n’est pas calomnieux alors…On a toujours été clair. Il te suffit une fois de plus de te référer au site internet (post du 29 janvier) et aux différents post à ce sujet sur ce forum. Oui on est dans le mouvement actuel car les réformes tant par le fond que par la forme ne sont pas acceptables en l’état. Je rigole fortement quand tu nous dis que l’on est contre tous les moyens de manifester, on est uniquement contre la rétention des notes (car cela ne faisait que pénaliser les étudiants sans leur donner la possibilité de participer au mouvement) et contre le blocage et c’est ce que j’ai affirmé en AG. Après si le blocage est ton seul moyen pour t’exprimer en tant qu’étudiant c’est un autre problème. Nous avons participé à toutes les manifs étudiantes, Paris y compris, et avons toujours été cohérent avec nos discours. Donc ton accusation de vouloir décrédibilisé le mouvement ne repose sur rien et est mensongère.
Par contre, il est vrai que nos positions ne sont pas tout noir ou tout blanc. Nous ne faisons pas dans la simplification ou le radicalisme. Donc je peux tout à fait comprendre qu’à un moment donné ce soit un peu moins clair que POUR ou CONTRE. Et là c’est à nous de faire plus de pédagogie. Nous souhaitons être constructif et nous nous refusons les slogans simplistes. C’est pourquoi la FAGE demande l’ouverture de négociation avec une remise à plat complète des réformes et non pas forcément le retrait, pour pouvoir prendre le temps, réforme par réforme, de réfléchir tous ensemble (enseignants, étudiants, administrations, politiques…) de manière constructive. Parce que l’université va mal et qu’il faut faire quelque chose. Un très grand nombre de propositions, de contribution, ont été porté au ministère qui n’en a jamais tenu compte. Le gouvernement s’assoit actuellement sur les étudiants et le monde universitaire de manière intolérable. Donc pas de doute, et notre présence en AG avec vote de la reconduction de la grève à chaque fois le prouve.
JBeuh, tu disais également que tu étais las de voir la FEDER, l’UNEF (et autre) se renvoyer constamment la balle, et je te comprends tout à fait. Il est cependant normal que nous ne soyons pas d’accord sur un certains nombre de sujets, sinon la fédé ne ferait pas de représentation et laisserait cela aux syndicats. C’est au moins la preuve de l’existence d’un débat et d’une démocratie. Après, pas de débat vaux peut être parfois mieux qu’un débat qui vole très bas comme ça peut arriver.
Je voudrais quand même que vous sachiez que lorsque j’ai pris la présidence de la fédé, l’une de mes premières actions a été de contacter Fac Verte et l’Unef, principales organisations représentatives étudiantes à Rouen, afin de discuter de leurs points de vue et de tenter de s’accorder sur certains points qui devaient à mon avis faire consensus (agenda 21, logements…). Fac Verte n’a pas voulu donner suite à ma demande. L’Unef a accepté et j’ai donc rencontré Jonas pendant plus de deux heures. A la suite de cela aucun pas n’a jamais été refait vers moi pour discuter de quelques points que ce soit. La FEDER est ouverte au dialogue avec tout le monde (de SUD à l’UNI), dans l’intérêt des étudiants, et je pense l’avoir montré par cela. Mais les efforts peuvent se faire de tous les côtés.
Pourquoi la FEDER (et la FAGE) ne se satisfont pas du mot syndicat ? Tout simplement parce qu’il est très réducteur. Dans la tête des gens un syndicat n’est là que pour faire de la représentation (et ce qui va avec, permanence etc…). Nous ne nous résumons pas à cela ! Si nous ne faisions que cela et que nous n’avions pas notre composante associative (on fait tous parti d’une asso pour être à la fédé), alors effectivement nous serions une espèce de syndicat. Mais nous ne pouvons réduire nos activités à cela ! Nous faisons beaucoup d’autres choses. Je peux comprendre que cela énerve certains et pense que l’on joue sur les mots. Mais quand on vit au quotidien la vie de l’association on comprend la différence fondamentale. Nous ne sommes donc pas un syndicat mais une association (dynamiser la vie étudiante, action solidarité, prévention, développement durable, soirée etc…) représentative (on fait de la représentation et on l’assume) étudiante (par les étudiants pour les étudiants).
Qui dit syndicat dit également, dans la tête des gens, bord politique. Et nous, comme vous l’avez compris, on ne s’inscrit pas là dedans.
Enfin je ferais une réflexion plus générale. Il existe différent type de structure actuellement. Syndicats traditionnels, associations représentatives…Je pense sincèrement que c’est une bonne chose. Je pense qu’elles sont indispensables et qu’elles permettent à chacun de pouvoir s’exprimer à sa manière. Pour certaines personnes il est très important de pouvoir porter un message, une idéologie, une tendance politique au sein des établissements supérieurs et je crois que c’est sein. D’autres pensent qu’au contraire il vaut mieux s’en préserver pour conserver une neutralité garante d’une meilleure objectivité, et c’est tout aussi respectable. Chacun doit pouvoir vivre son engagement et pouvoir faire partager sa vision des choses comme il l’entend, en accord avec soi même.
Là où il y a un problème c’est quand le dialogue n’est plus possible parce que chacun diabolise l’autre et qu’alors il devient impossible de se mettre d’accord sur des positions simples qui vont dans le bon sens pour les étudiants. J’en ai déjà proposé certaines lors de mon entretien avec Jonas : Agenda 21, logement étudiant notamment.
Quid ?
Je m’excuse auprès de nico si j’ai fait quelques redites par rapport à certains post, mais je voulais vraiment faire un petit résumé sur tout ça pour qu’au moins les choses soient claires.
Avant tout je tiens à rétablir la vérité sur pas mal de point :
Boris a dit :
Je te rappelerais par ailleurs que plusieurs anciens membres d'associations comme la FEDER se sont présentés sur la liste d'Albertini (droite) lors des municipales de 2007.
Tu as raison Grincheux, il n'y a qu'à voir comment Anne Sophie Deschamps et Olivier Legris se sont précipités pour se porter candidats sur la liste d'Albertini aux municipales de Rouen. Mais au fait ils ne venaient pas de la FEDER ces 2 étudiants ? Mais si, vous savez, l'association prétendument apolitique...
Mon cher Boris…je vois que tu continues dans la désinformation (pour être précis dans l’information partielle et partiale) afin de nous cataloguer dans les têtes des gens.
VRAI : AS Deschamps et O Legris, qui ont dans leur temps fait parti de la fédé ont été sur les listes d’Albertini (ils font partis du Modem). C’est leur droit. Ils ne sont plus dans l’association, ils font ce qu’ils veulent. Certaines personnes ont fait parti de l’Unef il y a un temps et son aujourd’hui à droite voire plus loin sans qu’il n’y ait de rapport entre vous. Admettez que cela puisse être possible pour nous aussi, que ce soit à gauche à droite ou au centre.
Tu oublies aussi certaines choses il me semble…par exemple que PE Magnan, ancien président de la fédé est actuellement encarté au parti socialiste. L’engagement étudiant a été de tout temps un tremplin vers d’autres sphères et c’est normal. Mais ne fait pas croire aux gens que tous nos anciens membres qui s’engagent ensuite en politique (ce qui est d’ailleurs une toute petite minorité) vont au modem parce que c’est faux. Donc un peu d’honnêteté s’il te plait.
Les associations qui se réclament de l'apolitisme surfent sur la vague de dépolitisation des jeunes.
Soyons très clair, et que cela soit dit une fois pour toute. La FEDER n’est pas apolitique. Nous faisons de la politique tous les jours au sein des conseils. Par contre la FEDER est apartisane, car elle n’adhère à aucune idéologie politique particulière, et n’a de lien particulier avec aucun parti. Nous réunissons en notre sein des étudiants de tous horizons et c’est ce qui fait notre force car cela nous permet de nous concentrer sur l’intérêt général étudiant et de ne pas rentrer dans des batailles idéologiques. Cela nous permet également de rencontrer l’ensemble des acteurs politiques de la vie étudiante de manière neutre sans apriori idéologique et donc de manière à mon avis plus objective…gauche ou droite on s’en fou, l’important c’est les étudiants !
Désolé si je fais une redite de certains post à ce propos mais c’est vraiment important.
Et ça va bientôt faire 2 ans que les associations de FEDER n'ont pas mis les pieds dans les facs de Mont-St-Aignan alors arrêtons de dire qu'il y a un travail de terrain !
Faux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Nous sommes présents sur le campus de Mont Saint Aignan. Je t’accorde volontiers que ce n’est pas suffisant et que suite à la déchéance d’Olympie qui était une de nos principales associations nous avons besoin de nous reconstruire plus solidement. Mais il n’en reste pas moins que le BDE Staps qui est adhérente à la fédé est très dynamique sur le campus de MSA ! (je vous invite d’ailleurs tous à la soirée du jeudi 19 à l’exo 7 et à la soirée du vendredi 20 à la Luna ayant pour thème « une c’est bien deux c’est mieux ! » organisées par le BDE Staps et la fédé) ; Nous sommes également très présent sur les cités de MSA avec l’association AE2R qui fait un très bon boulot ! Donc ne dit pas n’importe quoi ! Et concernant nos actions sur MSA en voici quelques unes : conférence développement durable, opération « nettoie ton campus ! », promotion du commerce équitable, vente de gâteaux avec le secours populaire (et oui c’était il y a deux semaines dans les bâtiments de géo), permanence d’accueil des étudiants étrangers qui commence cette semaine à la MDU et en cité…mais tu as raison on n’est jamais là et on en a rien foutre de Mont Saint Aignan. Je sais que je dois paraître un peu agressif et je m’en excuse, mais je vous assure que quand on se démène pour essayer de faire des actions qui vont dans le bon sens pour tout le monde, c’est très énervant de lire de tels propos.
JBeuh a dit :
Elle (la FEDER) gagnerait à exposer clairement ses positions, avoir des valeurs claires et s'y tenir (plutôt que de dire "on soutient les profs dans leur grève, mais on est contre tous les moyens de la manifester"... ce qui, au final, revient à dire "on va dire qu'on est ok, mais en fait, on vous sabre à tour de bras et on décrédibilise le mouvement"
Nos valeurs sont claires et sont sur notre site internet :
http://www.feder-rouen.fr/documents/Charte_fondatrice.pdf
Cela doit être signé par tout président d’association adhérant à la FEDER. Aucune ambiguïté donc vis-à-vis de cela.
Ensuite, je suis très curieux de savoir d’où tu sors tes citations…si ça ce n’est pas calomnieux alors…On a toujours été clair. Il te suffit une fois de plus de te référer au site internet (post du 29 janvier) et aux différents post à ce sujet sur ce forum. Oui on est dans le mouvement actuel car les réformes tant par le fond que par la forme ne sont pas acceptables en l’état. Je rigole fortement quand tu nous dis que l’on est contre tous les moyens de manifester, on est uniquement contre la rétention des notes (car cela ne faisait que pénaliser les étudiants sans leur donner la possibilité de participer au mouvement) et contre le blocage et c’est ce que j’ai affirmé en AG. Après si le blocage est ton seul moyen pour t’exprimer en tant qu’étudiant c’est un autre problème. Nous avons participé à toutes les manifs étudiantes, Paris y compris, et avons toujours été cohérent avec nos discours. Donc ton accusation de vouloir décrédibilisé le mouvement ne repose sur rien et est mensongère.
Par contre, il est vrai que nos positions ne sont pas tout noir ou tout blanc. Nous ne faisons pas dans la simplification ou le radicalisme. Donc je peux tout à fait comprendre qu’à un moment donné ce soit un peu moins clair que POUR ou CONTRE. Et là c’est à nous de faire plus de pédagogie. Nous souhaitons être constructif et nous nous refusons les slogans simplistes. C’est pourquoi la FAGE demande l’ouverture de négociation avec une remise à plat complète des réformes et non pas forcément le retrait, pour pouvoir prendre le temps, réforme par réforme, de réfléchir tous ensemble (enseignants, étudiants, administrations, politiques…) de manière constructive. Parce que l’université va mal et qu’il faut faire quelque chose. Un très grand nombre de propositions, de contribution, ont été porté au ministère qui n’en a jamais tenu compte. Le gouvernement s’assoit actuellement sur les étudiants et le monde universitaire de manière intolérable. Donc pas de doute, et notre présence en AG avec vote de la reconduction de la grève à chaque fois le prouve.
JBeuh, tu disais également que tu étais las de voir la FEDER, l’UNEF (et autre) se renvoyer constamment la balle, et je te comprends tout à fait. Il est cependant normal que nous ne soyons pas d’accord sur un certains nombre de sujets, sinon la fédé ne ferait pas de représentation et laisserait cela aux syndicats. C’est au moins la preuve de l’existence d’un débat et d’une démocratie. Après, pas de débat vaux peut être parfois mieux qu’un débat qui vole très bas comme ça peut arriver.
Je voudrais quand même que vous sachiez que lorsque j’ai pris la présidence de la fédé, l’une de mes premières actions a été de contacter Fac Verte et l’Unef, principales organisations représentatives étudiantes à Rouen, afin de discuter de leurs points de vue et de tenter de s’accorder sur certains points qui devaient à mon avis faire consensus (agenda 21, logements…). Fac Verte n’a pas voulu donner suite à ma demande. L’Unef a accepté et j’ai donc rencontré Jonas pendant plus de deux heures. A la suite de cela aucun pas n’a jamais été refait vers moi pour discuter de quelques points que ce soit. La FEDER est ouverte au dialogue avec tout le monde (de SUD à l’UNI), dans l’intérêt des étudiants, et je pense l’avoir montré par cela. Mais les efforts peuvent se faire de tous les côtés.
Pourquoi la FEDER (et la FAGE) ne se satisfont pas du mot syndicat ? Tout simplement parce qu’il est très réducteur. Dans la tête des gens un syndicat n’est là que pour faire de la représentation (et ce qui va avec, permanence etc…). Nous ne nous résumons pas à cela ! Si nous ne faisions que cela et que nous n’avions pas notre composante associative (on fait tous parti d’une asso pour être à la fédé), alors effectivement nous serions une espèce de syndicat. Mais nous ne pouvons réduire nos activités à cela ! Nous faisons beaucoup d’autres choses. Je peux comprendre que cela énerve certains et pense que l’on joue sur les mots. Mais quand on vit au quotidien la vie de l’association on comprend la différence fondamentale. Nous ne sommes donc pas un syndicat mais une association (dynamiser la vie étudiante, action solidarité, prévention, développement durable, soirée etc…) représentative (on fait de la représentation et on l’assume) étudiante (par les étudiants pour les étudiants).
Qui dit syndicat dit également, dans la tête des gens, bord politique. Et nous, comme vous l’avez compris, on ne s’inscrit pas là dedans.
Enfin je ferais une réflexion plus générale. Il existe différent type de structure actuellement. Syndicats traditionnels, associations représentatives…Je pense sincèrement que c’est une bonne chose. Je pense qu’elles sont indispensables et qu’elles permettent à chacun de pouvoir s’exprimer à sa manière. Pour certaines personnes il est très important de pouvoir porter un message, une idéologie, une tendance politique au sein des établissements supérieurs et je crois que c’est sein. D’autres pensent qu’au contraire il vaut mieux s’en préserver pour conserver une neutralité garante d’une meilleure objectivité, et c’est tout aussi respectable. Chacun doit pouvoir vivre son engagement et pouvoir faire partager sa vision des choses comme il l’entend, en accord avec soi même.
Là où il y a un problème c’est quand le dialogue n’est plus possible parce que chacun diabolise l’autre et qu’alors il devient impossible de se mettre d’accord sur des positions simples qui vont dans le bon sens pour les étudiants. J’en ai déjà proposé certaines lors de mon entretien avec Jonas : Agenda 21, logement étudiant notamment.
Quid ?
Je m’excuse auprès de nico si j’ai fait quelques redites par rapport à certains post, mais je voulais vraiment faire un petit résumé sur tout ça pour qu’au moins les choses soient claires.
vinc- Avide de sorties
- Nombre de messages: 38
Date d'inscription: 20/12/2008

Re: Le syndicalisme ?
JBeuh a écrit:
Enfin, pour l'étiquette syndicat, c'est simplement le refus de l'étiquette, aucunement du fond. Donc en qualification juridique, vous êtes un syndicat étudiant ; en qualification marketting, vous vous y refusez pour axer le propos sur l'associatif. C'est un choix, un habillage.
Le juriste que je suis se marre et se demande si tu y connais quelque chose en "qualification juridique", parce que là s'il faut vraiment s'y attacher, on revient à notre bonne vieille "association loi 1901".
Et sinon à force je trouve ça un peu fort de casser du sucre sur le dos des étudiants engagés (que ce soient des associatifs, des élus ou des camarades/militants/syndiqués); eux au moins ils font bouger leur fac, si ce n'est au jour le jour au moins régulièrement.
Allez, boujou chez vous, je retourne à mes vach'

stoon- Sage
- Nombre de messages: 7
Date d'inscription: 08/02/2009
Re: Le syndicalisme ?
Plus que de l'hypocrisie, je pense que c'est une question d'idéologie, comme j'ai pu en parler ailleurs. L'UNI refuse (étrangement) le qualificatif de syndicat quand l'UNEF lui le "revendique". Ceux de droite qui refusent le terme de syndicat, ceux de gauche qui le revendiquent... ?

Péat- Avide de sorties
- Nombre de messages: 36
Date d'inscription: 03/11/2008
Re: Le syndicalisme ?
Monsieur le juriste, pouvez-vous me donner les éléments de qualification juridique d'un syndicat étudiant ?
Yen a pas, un syndicat étudiant n'est rien d'autre qu'une association ca fait genre 20 fois qu'on le dit et c'est ce que dit Stoon. Alors elle est ou là l'hypocrisie Monsieur Jbeuh?

Sillage- Teufeur
-
Nombre de messages: 292
Age: 22
Localisation: Rouen
Date d'inscription: 28/01/2008

Re: Le syndicalisme ?
Agressivité quand tu nous tiens...
Boris Chaumette- Teufeur
-
Nombre de messages: 110
Age: 25
Localisation: Rouen
Date d'inscription: 27/11/2008

Re: Le syndicalisme ?
Je pense que le débat a une portée assez limitée... Est-ce que ça change quelque chose concrètement de très important ? Les uns et les autres devraient passer leur temps à autre chose qu'à ce débat (je n'ai d'ailleurs pas manqué de le dire à Grincheux) ! J'avais déjà parlé de l'inutilité de ce débat ici (sur le fanal). Entre nous, ça n'en vaut pas tout ce temps perdu.

Péat- Avide de sorties
- Nombre de messages: 36
Date d'inscription: 03/11/2008
Re: Le syndicalisme ?
Pas de soucis, Stoon ne fait plus parti de la Corpo, ses propos n'engagent désormais plus que lui.
J'ai vu un "Pourquoi" trainer dans la liste, en dessous d'une citation de mes propos.
Je crois deja avoir répondu à cela, et si ce n'est pas dans ce sujet, c'est dans le sujet "Unef". Si vous y tenez, je pourrais réitérer mes propos, mais entre mon association et mes cours, j'avoue que le fait de radoter est pour moi une perte de temps donc si vous retrouvez ma réponse, cela m'arrange ^^ Si évidemment vous n'en retrouvez trace, alors je me prononcerai à nouveau sur le sujet.
Pour Boris, non mes propos étaient certes tintés d'un agacement caractéristique de ma personne, mais pas d'agressivité. Et question agressivité, je pense que certains devraient balayer devant leur porte avant de m'en parler.
Pour Jbeuh: En fait, après ce double débat mené à la fois dans ce sujet et dans le sujet "Unef", je comprends certaines assos qui ne sont pas venues sur ce forum afin d'éviter de s'embourber dans des débats stériles ou d'être prises à partie comme finalement tous les acteurs de ce débat l'ont été tour a tour (Unef, Corpo etc...)
Edit: Jbeuh, je crois que tu es sur notre pôle? Alors si tu as le temps, n'hésites pas à venir me voir dans notre local, nous pourrons en parler avec un petit café, je crois que je vais déserter ce forum sous peu.
J'ai vu un "Pourquoi" trainer dans la liste, en dessous d'une citation de mes propos.
Je crois deja avoir répondu à cela, et si ce n'est pas dans ce sujet, c'est dans le sujet "Unef". Si vous y tenez, je pourrais réitérer mes propos, mais entre mon association et mes cours, j'avoue que le fait de radoter est pour moi une perte de temps donc si vous retrouvez ma réponse, cela m'arrange ^^ Si évidemment vous n'en retrouvez trace, alors je me prononcerai à nouveau sur le sujet.
Pour Boris, non mes propos étaient certes tintés d'un agacement caractéristique de ma personne, mais pas d'agressivité. Et question agressivité, je pense que certains devraient balayer devant leur porte avant de m'en parler.
Pour Jbeuh: En fait, après ce double débat mené à la fois dans ce sujet et dans le sujet "Unef", je comprends certaines assos qui ne sont pas venues sur ce forum afin d'éviter de s'embourber dans des débats stériles ou d'être prises à partie comme finalement tous les acteurs de ce débat l'ont été tour a tour (Unef, Corpo etc...)
Edit: Jbeuh, je crois que tu es sur notre pôle? Alors si tu as le temps, n'hésites pas à venir me voir dans notre local, nous pourrons en parler avec un petit café, je crois que je vais déserter ce forum sous peu.

Sillage- Teufeur
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Localisation: Rouen
Date d'inscription: 28/01/2008

Re: Le syndicalisme ?
JBeuh, un syndicat étudiant est une association loi 1901. Donc le terme de syndicat n'est pas un terme juridique. En revanche il est couramment admis (aux côtés des syndicats de salariés lors des intersyndicales mais aussi par le Ministère lors des négociations).
En ce qui concerne l'UNEF il y a quelques particularités : association reconnue d'utilité publique, reconnue comme "représentative"...
Le fait d'attacher "le syndicat étudiant" au sigle de l'UNEF était à l'origine (il y a plus de 60 ans...) une sorte de revendication. Ayant défini l'étudiant comme "jeune travailleur intellectuel", il apparaissait normal qu'il bénéficie des mêmes droits qu'un travailleur, y compris le droit de se syndiquer. Par ailleurs, l'UNEF participe aux mêmes tâches qu'un syndicat professionnel : défense individuelle et collective, représentation dans les conseils, négociations... En revanche, toutes les particularités des syndicats ne se retrouvent pas à l'UNEF : les comptes sont publics et peuvent être contrôlés par l'administration, l'UNEF ne peut pas signer de protocoles d'accord.
J'espère que cela répond à tes questions. Juridiquement je ne peux pas faire mieux (désolé je suis en médecine...)
En ce qui concerne l'UNEF il y a quelques particularités : association reconnue d'utilité publique, reconnue comme "représentative"...
Le fait d'attacher "le syndicat étudiant" au sigle de l'UNEF était à l'origine (il y a plus de 60 ans...) une sorte de revendication. Ayant défini l'étudiant comme "jeune travailleur intellectuel", il apparaissait normal qu'il bénéficie des mêmes droits qu'un travailleur, y compris le droit de se syndiquer. Par ailleurs, l'UNEF participe aux mêmes tâches qu'un syndicat professionnel : défense individuelle et collective, représentation dans les conseils, négociations... En revanche, toutes les particularités des syndicats ne se retrouvent pas à l'UNEF : les comptes sont publics et peuvent être contrôlés par l'administration, l'UNEF ne peut pas signer de protocoles d'accord.
J'espère que cela répond à tes questions. Juridiquement je ne peux pas faire mieux (désolé je suis en médecine...)
Boris Chaumette- Teufeur
-
Nombre de messages: 110
Age: 25
Localisation: Rouen
Date d'inscription: 27/11/2008

Re: Le syndicalisme ?
Bah moi, je crois que je n'ai vraiment pas le temps pour participer à ce débat. (je viens une fois tous les 36)
Par contre, comme sillage j'aimerai beaucoup de rencontrer JBeuh.
Donc à l'occasion, tu me MP, et on voit ça.
Par contre, comme sillage j'aimerai beaucoup de rencontrer JBeuh.
Donc à l'occasion, tu me MP, et on voit ça.
stoon- Sage
- Nombre de messages: 7
Date d'inscription: 08/02/2009
Re: Le syndicalisme ?
Tous les ans, en automne ou au printemps, c'est la même chose : les étudiants descendent dans la rue et manifestent contre, au choix, la réforme du ministère de la recherche, la réforme du ministère de l'enseignement supérieur et la réforme du gouvernement sur les facs. Les facs sont bloquées, les AG (Assemblées Générales) décrétées et c'est le bordel pendant un certain temps. Pourtant, bien que tous les étudiants ou presque soient concernés, seule une minorité d'entre eux provoque le bordel dans les facs. Il y a bien sûr les antifas plus ou moins "autonomes", c'est-à-dire trop flemmards ou trop peureux d'être fichés pour prendre leur carte dans un mouvement, toujours présents si on peut bordéliser quelque chose, mais aussi les syndicalistes étudiants les plus officiels.
Derrière l'acronyme de leur syndicat, ils guettent silencieusement la moindre nouveauté émanant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Dès qu'une nouveauté sort, on les voit ressortir leurs tracts, avec les mêmes discours et les mêmes dessins qu'il y a 30 ans : "ils veulent tuer la recherche", "sarko, plus de sous", "moins d'heures de cours", "pour le droit aux fraudes dans les exams", etc. Mais qui sont ces gens si organisés et si légaux ?
A une certaine époque, une époque très lointaine, les facs étaient des centres de formation et de recherche. On y apprenait tout sur tout dans un domaine précis, et si on était bon, on devenait chercheur ou prof. Naturellement, il fallait travailler un peu, mais rien ne se fait tout seul. Puis, mai 68 est passé par là, les fils à papa révolutionnaires ont giclé dessus comme des sauterelles et ça a tout changé. Depuis, les facs sont devenues ce qu'elles sont aujourd'hui. Pendant les deux premières années d'étude, une fac est avant tout une espèce de poubelle où on largue tous les abrutis infoutus de réussir les concours des grandes écoles. Ils passent donc un peu de temps en fac, redoublent une ou deux fois, avant de se faire jarter en direction d'un BTS qui les insérera dans la société proportionnellement à leurs capacités intellectuelles, c'est-à-dire en tant que techniciens minables. En troisième année, les trois quarts des étudiants viennent directement de prépa pour remplacer les nazes qui se sont fait jarter les deux premières années.
Dans ce terreau fangeux qu'est la fac, on trouve beaucoup de glandeurs qui n'ont pas le niveau, y compris en troisième année. Ces glandeurs vont en cours quelquefois, mais ils se font chier. Aller en cours, c'est de l'écoute, réviser ces exams c'est du travail, et ça les emmerde profondément. Ils aiment les discours simples, les idées pré-pensées les plus faciles à comprendre. Ceci expliquant cela, ils sont de gauche. En effet, le glandu de base n'a aucun esprit critique, ou alors il est trop flemmard pour s'en servir. Lecteur assidu des journaux gratuits depuis ses années de lycée, il voit le monde en blanc et noir : d'un côté, la gauche gentille, avec Besancenot, le PS, les pôvres victimes de la société issues-de-la-diversité et d'une manière générale tous les hypocrites s'apitoyant sur leur sort pour gagner de la thune, et de l'autre côté, la vilaine droite, avec le vilain Sarko et les méchants patrons. Ce découpage manichéen pousse le glandu de base à s'intéresser aux syndicats étudiants. Avec un syndicat, il pourra donner une légitimité à son discours de gros rebelle de la société, et qui sait, il aura peut-être l'occasion de foutre le boxon en toute légitimité puisque les syndicats sont tout à fait officiels.
Il y a deux types de syndicalistes étudiants. Les premiers sont des petits bourgeois venus du XVIème arrondissement, du quartier bobo de République-grands-boulevards, de Châtelet, de Neuilly... pour ne citer que les parisiens, donc de ghettos riches ultra-privilégiés. Ces gens-là ont des parents soixante-huitards. Depuis qu'ils sont tous petits, leurs parents leur racontent avec enthousiasme combien 68 c'était bien, rebelle, révolutionnaire, comment on allait faire la paix dans le monde et imposer l'écologie anarcho-trotskiste en se roulant au milieu des plans de cannabis dans le Larzac... Evidemment, une fois devenus grands, ces soixante-huitards sont devenus directeurs financiers ou hommes politiques. Aujourd'hui, ils gagnent des fortunes et sont les premiers à profiter du système qu'ils ont soi-disant mis en danger en 68, mais ils en gardent un souvenir complètement exalté. Leurs enfants ont grandi dans cette mythologie, et bien qu'ils vivent dans un cinq pièces situé au coeur du seizième, ils sont convaincus qu'une révolution populaire est indispensable. Tant qu'ils gardent leurs biens, c'est l'essentiel. De toute façon, eux sont du bon côté, alors même s'ils sont riches, ils peuvent faire la révolution !
Ces petits bourgeois entrent dans des syndicats pour plusieurs raisons. D'abord pour copier leurs parents, refaire 68 en tout petit et se forger des souvenirs pour la suite, histoire de se dire eux aussi, quand ils seront vieux, "ah ouais, moi j'ai refait 68, comme mon père avant moi". Ensuite parce qu'ils sont narcissiques, que malgré leur discours gauchiste ils se savent plus riches et plus cultivés que les autres, et qu'à ce titre, ils ont bien le droit de mettre le boxon si l'envie leur en prend, et enfin par intérêt. Eh oui, nombre de petits bourges entrant dans des syndicats étudiants ont déjà toute une stratégie pour grimper dans la hiérarchie syndicale. Comme Bruno Julliard, ce champion des causes sociales qui s'est fait embaucher à un poste très lucratif par le sieur Delanoë, grâce à sa belle gueule, à ses origines bourgeoises et à l'attirance du maire de Paris pour les jeunes garçons. Avant, cela concernait plutôt l'UNEF, aujourd'hui on trouve aussi ce genre de choses à l'AGE (Association Générale des Etudiants de... : AGEN à Nanterre, AGEPS à la Sorbonne, etc). Quand on veut s'engager en politique et gagner de l'argent avec, il faut commencer tôt ! Après tout, nombre de cadres actuels du PS ou d'autres partis (c'est-à-dire de salariés) ont fait leurs premières armes dans les syndicats étudiants. Et quand on connaît tous les avantages dont ils bénéficient (réseau de relations, postes facilement accessibles dans certaines boîtes, magouilles d'inités, etc), on se doute qu'ils ne militent pas pour les beaux yeux du peuple.
Le deuxième type de syndicaliste étudiant est d'origine plus modeste. Il vient d'un milieu moyen ou pauvre, n'est pas très cultivé et ne brille par rien dans sa vie. C'est quasiment un stéréotype d'étudiant banal. Cependant, il a soif de reconnaissance, et il a envie de faire changer les choses. Non pas parce que les choses pourraient être améliorées, mais parce qu'il a envie de montrer qu'il existe et qu'il a besoin d'être reconnu. Or, la politique est un excellent moyen pour ça. C'est ainsi que, dans les syndicats, on trouve juste en dessous des cadres des petits groupes de militants ultra-motivés. Ce sont eux qui peignent les banderoles chiasseuses pendues aux fenêtres lors des blocages, distribuent des tracts... Ils ont un besoin énorme d'affection, que leur "engagement" syndical leur permet de combler sans se prendre la tête. Si on leur demande ce qui les motive, ils sortent un discours stéréotypé ("oui, alors moi je suis pas d'accord avec Pécresse qui veut marchandiser la fac, tu vois, moi je veux faire mes études sans m'emmerder à faire des stages, c'est trop chiant, moi je veux me consacrer à l'intellection pure et tout étudiant devrait faire pareil") mais on se doute bien que, même si sa paresse le pousse à vouloir faciliter l'obtention de ses exams par des ficelles politiques, il y a un besoin de reconnaissance qui pousse derrière.
Ces gens-là sont bien sûr les idiots utiles des syndicalistes du premier type. Cultivés, rompus aux mondanités, les petits bourges manipulent les militants pauvrets qui leur tombent dans les bras et les flattent habilement pour obtenir d'eux tout ce qu'ils veulent.
A quoi servirait le syndicalisme étudiant, si ce n'était pas pour servir de marchepied aux enfants de la gauche caviar avides de se lancer dans l'économie "sociale et solidaire" ? Vu les conditions qui existent en France, les revendications de ces syndicats apparaissent totalement déplacées. Les étudiants bénéficient facilement de bourses, leurs frais d'inscription ne sont pas très élevés (300 euros par an en licence, à peu près 450 avec une mutuelle facultative), et pourtant ils trouvent encore moyen de se plaindre comme quoi on ne leur file pas assez de sous. La crise, c'est pour les autres, hein, nous on ne veut pas payer ! Inutile de dire qu'aux Etats-Unis, où les frais d'inscription sont en moyenne 30 fois plus élevés qu'en France et provoquent des endettements considérables, ou en Suisse, où l'inscription est également assez chère, on aimerait bien connaître les mêmes conditions d'études que dans le pays de Louis XIV...
Ceux qui s'imaginent que les syndicats défendent les étudiants se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Ces syndicats ne servent qu'à perpétuer un système mis en place depuis mai 68, où la bourgeoisie se fait porte-parole des revendications sociales en les exagérant complètement, à dessein. Comme ça, elle se fait de l'argent, se fait bien voir des gens et se perpétue sans problème.
Mais les syndicats étudiants sont également là pour que leurs membres puissent s'amuser un peu. Officiellement, ils ne se félicitent jamais de quoi que ce soit. Toujours à l'affût d'un truc dont ils pourraient se plaindre, les syndicats jouent aux ennemis irréductibles du gouvernement (bien sûr, par derrière, c'est autre chose). Quand le ministère de la recherche ne fait pas de réforme, ils se plaignent que les étudiants sont abandonnées. Quand il fait une réforme, ils hurlent qu'on veut marchandiser la fac, même quand il y a quinze milliards à la clé comme dans le plan de réforme de Pécresse. De toute façon, ces quinze milliards n'iront pas dans leur poche, alors ils s'en foutent... Dès qu'ils ont l'occasion de faire un peu de bruit, les syndicats le font. C'est leur raison de vivre. Etalant leur pouvoir de nuisance et leur rôle de bonne conscience morale, commun à toutes les formations gauchistes, ils provoquent un maximum de tintamarre autour de revendications qui sont toujours les mêmes depuis trente ans, et si le gouvernement ne donne pas un peu de fric à ceux qui en tiennent les rênes, ça part en grève. Les militants, aussi fanatiques que manipulés, tout heureux d'avoir enfin un truc d'ampleur à faire et persuadés qu'ils vont changer le cours de l'histoire, bloquent alors les facs. Ils perturbent la tenue des cours, font des AG parce que la tradition le veut ainsi, et en attendant que les leaders syndicaux décrètent la fin de la grève, le boxon est mis dans ce qui devrait être un centre d'études.
Qu'est-ce qu'une AG ? Officiellement, il s'agit d'une assemblée générale, exercice de démocratie permettant au peuple estudiantin de s'exprimer dans un débat où tout le monde participe. Officieusement, c'est à mi-chemin entre le show télévisé et la branlette politique, et ca se passe toujours de la même façon.
Depuis une semaine, mettons, un blocage est en cours. Certains essayent de bloquer, d'autres sont contre, il y a des embrouilles interminables entre tel et tel syndicat (en général guerres d'influence ou conflits d'ego). Le syndicat dominant, disons l'AGE, a décidé de tenir une AG. Ce syndicat disposant de relations parmi les profs ou le conseil de la fac, il obtient facilement un amphi. L'AG est décrétée le lundi matin à huit heures. Bien entendu, seuls les militants et sympathisants du mouvement sont informés. Parmi eux, certains passent le mot aux gens d'autres syndicats, qui vont bien sûr se ramener, car ils sont jaloux du pouvoir de l'AGE qui est plus grand que le leur. Le lundi matin, la moitié de l'amphi est occupée dès sept heures et demie par les militants de l'AGE, leaders syndicaux concurrents et sympathisants divers. A huit heures, c'est plein à craquer. Bien entendu, l'amphi est rempli de gauchistes, car les étudiants de droite ou non politisés n'ont été que tardivement prévenus, voire pas prévenus du tout. Il y a tout de même des tensions, car il y a toujours des embrouilles entre les différents syndicats présents. Avec quatre ou cinq cent étudiants sur vingt mille, l'AG ne représente qu'une infime fraction de ceux qui étudient (et encore, elle représente surtout ceux qui ne veulent pas étudier) mais peu importe, c'est une tradition séculaire, et même quand on prétend vouloir faire table rase pour mener une révolution populaire, il y a des traditions qu'on s'abstient de remettre en question, comme la tenue d'AG.
La réunion est conduite par deux ou trois leaders syndicaux, en général membres de l'AGE, plus rarement de l'UNEF. Les tours de parole sont rigoureusement planifiés. On a déjà prévu que vingt orateurs se succéderaient, et leurs prénoms sont inscrit sur le tableau. Souvent, les orateurs en question sont des petits bourges, cachant leur polo Ralph Lauren sous un keffieh, ou des vieux de trente ans dont on se demande ce qu'ils foutent encore en fac à leur âge. Malgré cet ordre digne d'une réunion du Politburo soviétique, ce sera le bordel. En effet, certains leaders n'ont pas droit à la parole, car l'AGE ne prétend pas leur donner. S'estimant floués, ils vont guetter la moindre faute de celui qui parle sur la tribune pour gueuler. Il y a aussi, dans le public, des gueulards qui s'époumoneront quand on suggérera de ne pas bloquer ou de bloquer modérément l'accès à la fac. Quant au public proprement dit, il crie, siffle, applaudit, mais ne parle pas. Ceux qui essaient se font laminer par les animateurs de l'AG. Il arrive qu'ils se fassent sèchement rétorquer "tais-toi !" sous les rires des militants de l'AGE ou de l'UNEF. Dans le tas, quelques étudiants normaux, venus là plus ou moins par hasard, hallucinés par l'absence totale de démocratie qui règne.
Bien entendu, les votes se feront à main levée après plus de deux heures et demie de débat où les mêmes choses sont sans cesse ressassées. Quelques militants d'extrême-gauche compteront les votes, avec une méthode de comptage ultra-rapide dont ils ont le secret, et comme par hasard, le blocage sera voté.
C'est tout de même curieux : quand les votes pour ce genre de choses se font à une heure raisonnable, avec contrôle des cartes d'étudiants, urnes de vote, registres et comptage des votes sous contrôle de l'administration, les blocages sont presque toujours refusés. Par contre, quand c'est une AG de 400 personnes, dont 300 gauchistes hystériques, qui décide, là le blocage est voté. Etrange...
Le plus drôle étant l'absence totale de démocratie au sein même des syndicats. Dans une AG, les 300 gauchistes du public occupent les gradins, mais ils n'ont aucun pouvoir. Ceux qui décident de tout sont les quelques animateurs, leaders de l'AGE, et quelques forts en gueule qui parviendront à arracher une influence minimale au moment du vote à force de s'époumoner dans l'assistance. Pas étonnant que la fac soit en crise avec des tarés pareils !
(j'ai trouvé cette définition pas male) copié collé du blog Politrash, portrait: le syndicaliste étudiant:
Pourtant, ils ont un avantage sur les autres : même s'ils n'assistent pas aux cours, ou très peu, parce qu'ils préfèrent glander, ces gens-là viennent d'un milieu privilégié et ont dans leur syndicat un poste du même acabit. Ils auront toujours leur licence de toute façon. En effet, seuls les militants de base se feront jarter aux exams, les cadres bossent toujours un petit peu pour passer de justesse jusqu'à la fin de la troisième année. Si on les refuse en master, ils s'en foutent, car leur poste au syndicat leur donne un réseau et une influence qui elle-même leur permet de trouver autre chose facilement. Bruno Julliard n'était que la face émergée de l'iceberg.
Si seulement Pécresse n'avait pas tout lâché, on aurait pu prendre une revanche symbolique sur cette génération caviar des causes sociales, mais les décolorées, c'est comme les joueurs de foot à la Thuram : il n'y a pas grand-chose à en espérer, puissent-ils être ministres et appréciés de notre président bien-aimé.
Publié par Politrash à l'adresse 21:58
Derrière l'acronyme de leur syndicat, ils guettent silencieusement la moindre nouveauté émanant du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Dès qu'une nouveauté sort, on les voit ressortir leurs tracts, avec les mêmes discours et les mêmes dessins qu'il y a 30 ans : "ils veulent tuer la recherche", "sarko, plus de sous", "moins d'heures de cours", "pour le droit aux fraudes dans les exams", etc. Mais qui sont ces gens si organisés et si légaux ?
A une certaine époque, une époque très lointaine, les facs étaient des centres de formation et de recherche. On y apprenait tout sur tout dans un domaine précis, et si on était bon, on devenait chercheur ou prof. Naturellement, il fallait travailler un peu, mais rien ne se fait tout seul. Puis, mai 68 est passé par là, les fils à papa révolutionnaires ont giclé dessus comme des sauterelles et ça a tout changé. Depuis, les facs sont devenues ce qu'elles sont aujourd'hui. Pendant les deux premières années d'étude, une fac est avant tout une espèce de poubelle où on largue tous les abrutis infoutus de réussir les concours des grandes écoles. Ils passent donc un peu de temps en fac, redoublent une ou deux fois, avant de se faire jarter en direction d'un BTS qui les insérera dans la société proportionnellement à leurs capacités intellectuelles, c'est-à-dire en tant que techniciens minables. En troisième année, les trois quarts des étudiants viennent directement de prépa pour remplacer les nazes qui se sont fait jarter les deux premières années.
Dans ce terreau fangeux qu'est la fac, on trouve beaucoup de glandeurs qui n'ont pas le niveau, y compris en troisième année. Ces glandeurs vont en cours quelquefois, mais ils se font chier. Aller en cours, c'est de l'écoute, réviser ces exams c'est du travail, et ça les emmerde profondément. Ils aiment les discours simples, les idées pré-pensées les plus faciles à comprendre. Ceci expliquant cela, ils sont de gauche. En effet, le glandu de base n'a aucun esprit critique, ou alors il est trop flemmard pour s'en servir. Lecteur assidu des journaux gratuits depuis ses années de lycée, il voit le monde en blanc et noir : d'un côté, la gauche gentille, avec Besancenot, le PS, les pôvres victimes de la société issues-de-la-diversité et d'une manière générale tous les hypocrites s'apitoyant sur leur sort pour gagner de la thune, et de l'autre côté, la vilaine droite, avec le vilain Sarko et les méchants patrons. Ce découpage manichéen pousse le glandu de base à s'intéresser aux syndicats étudiants. Avec un syndicat, il pourra donner une légitimité à son discours de gros rebelle de la société, et qui sait, il aura peut-être l'occasion de foutre le boxon en toute légitimité puisque les syndicats sont tout à fait officiels.
Il y a deux types de syndicalistes étudiants. Les premiers sont des petits bourgeois venus du XVIème arrondissement, du quartier bobo de République-grands-boulevards, de Châtelet, de Neuilly... pour ne citer que les parisiens, donc de ghettos riches ultra-privilégiés. Ces gens-là ont des parents soixante-huitards. Depuis qu'ils sont tous petits, leurs parents leur racontent avec enthousiasme combien 68 c'était bien, rebelle, révolutionnaire, comment on allait faire la paix dans le monde et imposer l'écologie anarcho-trotskiste en se roulant au milieu des plans de cannabis dans le Larzac... Evidemment, une fois devenus grands, ces soixante-huitards sont devenus directeurs financiers ou hommes politiques. Aujourd'hui, ils gagnent des fortunes et sont les premiers à profiter du système qu'ils ont soi-disant mis en danger en 68, mais ils en gardent un souvenir complètement exalté. Leurs enfants ont grandi dans cette mythologie, et bien qu'ils vivent dans un cinq pièces situé au coeur du seizième, ils sont convaincus qu'une révolution populaire est indispensable. Tant qu'ils gardent leurs biens, c'est l'essentiel. De toute façon, eux sont du bon côté, alors même s'ils sont riches, ils peuvent faire la révolution !
Ces petits bourgeois entrent dans des syndicats pour plusieurs raisons. D'abord pour copier leurs parents, refaire 68 en tout petit et se forger des souvenirs pour la suite, histoire de se dire eux aussi, quand ils seront vieux, "ah ouais, moi j'ai refait 68, comme mon père avant moi". Ensuite parce qu'ils sont narcissiques, que malgré leur discours gauchiste ils se savent plus riches et plus cultivés que les autres, et qu'à ce titre, ils ont bien le droit de mettre le boxon si l'envie leur en prend, et enfin par intérêt. Eh oui, nombre de petits bourges entrant dans des syndicats étudiants ont déjà toute une stratégie pour grimper dans la hiérarchie syndicale. Comme Bruno Julliard, ce champion des causes sociales qui s'est fait embaucher à un poste très lucratif par le sieur Delanoë, grâce à sa belle gueule, à ses origines bourgeoises et à l'attirance du maire de Paris pour les jeunes garçons. Avant, cela concernait plutôt l'UNEF, aujourd'hui on trouve aussi ce genre de choses à l'AGE (Association Générale des Etudiants de... : AGEN à Nanterre, AGEPS à la Sorbonne, etc). Quand on veut s'engager en politique et gagner de l'argent avec, il faut commencer tôt ! Après tout, nombre de cadres actuels du PS ou d'autres partis (c'est-à-dire de salariés) ont fait leurs premières armes dans les syndicats étudiants. Et quand on connaît tous les avantages dont ils bénéficient (réseau de relations, postes facilement accessibles dans certaines boîtes, magouilles d'inités, etc), on se doute qu'ils ne militent pas pour les beaux yeux du peuple.
Le deuxième type de syndicaliste étudiant est d'origine plus modeste. Il vient d'un milieu moyen ou pauvre, n'est pas très cultivé et ne brille par rien dans sa vie. C'est quasiment un stéréotype d'étudiant banal. Cependant, il a soif de reconnaissance, et il a envie de faire changer les choses. Non pas parce que les choses pourraient être améliorées, mais parce qu'il a envie de montrer qu'il existe et qu'il a besoin d'être reconnu. Or, la politique est un excellent moyen pour ça. C'est ainsi que, dans les syndicats, on trouve juste en dessous des cadres des petits groupes de militants ultra-motivés. Ce sont eux qui peignent les banderoles chiasseuses pendues aux fenêtres lors des blocages, distribuent des tracts... Ils ont un besoin énorme d'affection, que leur "engagement" syndical leur permet de combler sans se prendre la tête. Si on leur demande ce qui les motive, ils sortent un discours stéréotypé ("oui, alors moi je suis pas d'accord avec Pécresse qui veut marchandiser la fac, tu vois, moi je veux faire mes études sans m'emmerder à faire des stages, c'est trop chiant, moi je veux me consacrer à l'intellection pure et tout étudiant devrait faire pareil") mais on se doute bien que, même si sa paresse le pousse à vouloir faciliter l'obtention de ses exams par des ficelles politiques, il y a un besoin de reconnaissance qui pousse derrière.
Ces gens-là sont bien sûr les idiots utiles des syndicalistes du premier type. Cultivés, rompus aux mondanités, les petits bourges manipulent les militants pauvrets qui leur tombent dans les bras et les flattent habilement pour obtenir d'eux tout ce qu'ils veulent.
A quoi servirait le syndicalisme étudiant, si ce n'était pas pour servir de marchepied aux enfants de la gauche caviar avides de se lancer dans l'économie "sociale et solidaire" ? Vu les conditions qui existent en France, les revendications de ces syndicats apparaissent totalement déplacées. Les étudiants bénéficient facilement de bourses, leurs frais d'inscription ne sont pas très élevés (300 euros par an en licence, à peu près 450 avec une mutuelle facultative), et pourtant ils trouvent encore moyen de se plaindre comme quoi on ne leur file pas assez de sous. La crise, c'est pour les autres, hein, nous on ne veut pas payer ! Inutile de dire qu'aux Etats-Unis, où les frais d'inscription sont en moyenne 30 fois plus élevés qu'en France et provoquent des endettements considérables, ou en Suisse, où l'inscription est également assez chère, on aimerait bien connaître les mêmes conditions d'études que dans le pays de Louis XIV...
Ceux qui s'imaginent que les syndicats défendent les étudiants se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate. Ces syndicats ne servent qu'à perpétuer un système mis en place depuis mai 68, où la bourgeoisie se fait porte-parole des revendications sociales en les exagérant complètement, à dessein. Comme ça, elle se fait de l'argent, se fait bien voir des gens et se perpétue sans problème.
Mais les syndicats étudiants sont également là pour que leurs membres puissent s'amuser un peu. Officiellement, ils ne se félicitent jamais de quoi que ce soit. Toujours à l'affût d'un truc dont ils pourraient se plaindre, les syndicats jouent aux ennemis irréductibles du gouvernement (bien sûr, par derrière, c'est autre chose). Quand le ministère de la recherche ne fait pas de réforme, ils se plaignent que les étudiants sont abandonnées. Quand il fait une réforme, ils hurlent qu'on veut marchandiser la fac, même quand il y a quinze milliards à la clé comme dans le plan de réforme de Pécresse. De toute façon, ces quinze milliards n'iront pas dans leur poche, alors ils s'en foutent... Dès qu'ils ont l'occasion de faire un peu de bruit, les syndicats le font. C'est leur raison de vivre. Etalant leur pouvoir de nuisance et leur rôle de bonne conscience morale, commun à toutes les formations gauchistes, ils provoquent un maximum de tintamarre autour de revendications qui sont toujours les mêmes depuis trente ans, et si le gouvernement ne donne pas un peu de fric à ceux qui en tiennent les rênes, ça part en grève. Les militants, aussi fanatiques que manipulés, tout heureux d'avoir enfin un truc d'ampleur à faire et persuadés qu'ils vont changer le cours de l'histoire, bloquent alors les facs. Ils perturbent la tenue des cours, font des AG parce que la tradition le veut ainsi, et en attendant que les leaders syndicaux décrètent la fin de la grève, le boxon est mis dans ce qui devrait être un centre d'études.
Qu'est-ce qu'une AG ? Officiellement, il s'agit d'une assemblée générale, exercice de démocratie permettant au peuple estudiantin de s'exprimer dans un débat où tout le monde participe. Officieusement, c'est à mi-chemin entre le show télévisé et la branlette politique, et ca se passe toujours de la même façon.
Depuis une semaine, mettons, un blocage est en cours. Certains essayent de bloquer, d'autres sont contre, il y a des embrouilles interminables entre tel et tel syndicat (en général guerres d'influence ou conflits d'ego). Le syndicat dominant, disons l'AGE, a décidé de tenir une AG. Ce syndicat disposant de relations parmi les profs ou le conseil de la fac, il obtient facilement un amphi. L'AG est décrétée le lundi matin à huit heures. Bien entendu, seuls les militants et sympathisants du mouvement sont informés. Parmi eux, certains passent le mot aux gens d'autres syndicats, qui vont bien sûr se ramener, car ils sont jaloux du pouvoir de l'AGE qui est plus grand que le leur. Le lundi matin, la moitié de l'amphi est occupée dès sept heures et demie par les militants de l'AGE, leaders syndicaux concurrents et sympathisants divers. A huit heures, c'est plein à craquer. Bien entendu, l'amphi est rempli de gauchistes, car les étudiants de droite ou non politisés n'ont été que tardivement prévenus, voire pas prévenus du tout. Il y a tout de même des tensions, car il y a toujours des embrouilles entre les différents syndicats présents. Avec quatre ou cinq cent étudiants sur vingt mille, l'AG ne représente qu'une infime fraction de ceux qui étudient (et encore, elle représente surtout ceux qui ne veulent pas étudier) mais peu importe, c'est une tradition séculaire, et même quand on prétend vouloir faire table rase pour mener une révolution populaire, il y a des traditions qu'on s'abstient de remettre en question, comme la tenue d'AG.
La réunion est conduite par deux ou trois leaders syndicaux, en général membres de l'AGE, plus rarement de l'UNEF. Les tours de parole sont rigoureusement planifiés. On a déjà prévu que vingt orateurs se succéderaient, et leurs prénoms sont inscrit sur le tableau. Souvent, les orateurs en question sont des petits bourges, cachant leur polo Ralph Lauren sous un keffieh, ou des vieux de trente ans dont on se demande ce qu'ils foutent encore en fac à leur âge. Malgré cet ordre digne d'une réunion du Politburo soviétique, ce sera le bordel. En effet, certains leaders n'ont pas droit à la parole, car l'AGE ne prétend pas leur donner. S'estimant floués, ils vont guetter la moindre faute de celui qui parle sur la tribune pour gueuler. Il y a aussi, dans le public, des gueulards qui s'époumoneront quand on suggérera de ne pas bloquer ou de bloquer modérément l'accès à la fac. Quant au public proprement dit, il crie, siffle, applaudit, mais ne parle pas. Ceux qui essaient se font laminer par les animateurs de l'AG. Il arrive qu'ils se fassent sèchement rétorquer "tais-toi !" sous les rires des militants de l'AGE ou de l'UNEF. Dans le tas, quelques étudiants normaux, venus là plus ou moins par hasard, hallucinés par l'absence totale de démocratie qui règne.
Bien entendu, les votes se feront à main levée après plus de deux heures et demie de débat où les mêmes choses sont sans cesse ressassées. Quelques militants d'extrême-gauche compteront les votes, avec une méthode de comptage ultra-rapide dont ils ont le secret, et comme par hasard, le blocage sera voté.
C'est tout de même curieux : quand les votes pour ce genre de choses se font à une heure raisonnable, avec contrôle des cartes d'étudiants, urnes de vote, registres et comptage des votes sous contrôle de l'administration, les blocages sont presque toujours refusés. Par contre, quand c'est une AG de 400 personnes, dont 300 gauchistes hystériques, qui décide, là le blocage est voté. Etrange...
Le plus drôle étant l'absence totale de démocratie au sein même des syndicats. Dans une AG, les 300 gauchistes du public occupent les gradins, mais ils n'ont aucun pouvoir. Ceux qui décident de tout sont les quelques animateurs, leaders de l'AGE, et quelques forts en gueule qui parviendront à arracher une influence minimale au moment du vote à force de s'époumoner dans l'assistance. Pas étonnant que la fac soit en crise avec des tarés pareils !
(j'ai trouvé cette définition pas male) copié collé du blog Politrash, portrait: le syndicaliste étudiant:
Pourtant, ils ont un avantage sur les autres : même s'ils n'assistent pas aux cours, ou très peu, parce qu'ils préfèrent glander, ces gens-là viennent d'un milieu privilégié et ont dans leur syndicat un poste du même acabit. Ils auront toujours leur licence de toute façon. En effet, seuls les militants de base se feront jarter aux exams, les cadres bossent toujours un petit peu pour passer de justesse jusqu'à la fin de la troisième année. Si on les refuse en master, ils s'en foutent, car leur poste au syndicat leur donne un réseau et une influence qui elle-même leur permet de trouver autre chose facilement. Bruno Julliard n'était que la face émergée de l'iceberg.
Si seulement Pécresse n'avait pas tout lâché, on aurait pu prendre une revanche symbolique sur cette génération caviar des causes sociales, mais les décolorées, c'est comme les joueurs de foot à la Thuram : il n'y a pas grand-chose à en espérer, puissent-ils être ministres et appréciés de notre président bien-aimé.
Publié par Politrash à l'adresse 21:58

EugèneKrampon- Sage
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Re: Le syndicalisme ?
Qu'est-ce qu'une AG ? Officiellement, il s'agit d'une assemblée générale, exercice de démocratie permettant au peuple estudiantin de s'exprimer dans un débat où tout le monde participe. Officieusement, c'est à mi-chemin entre le show télévisé et la branlette politique, et ca se passe toujours de la même façon.
J'suis fan
Dans le tas, quelques étudiants normaux, venus là plus ou moins par hasard, hallucinés par l'absence totale de démocratie qui règne.
C'est ce que j'ai ressenti à chaque AG auxquelles j'ai assisté, ne pas être d'accord avec la masse n'est pas acceptable.
C'est toujours drôle quand tu t'es un peu informé sur le sujet d'envoyer 2/3 piques en cours d'AG, tu sens la pression de l'amphi d'un coup. Généralement tu t'aperçois vite que les gens ne font que répéter la pensée unique véhiculer par leur syndicat sans avoir cherché plus loin.

FatNoZ- Avide de sorties
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